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 Princesse Euphory : Si t'es gentil, je te donnerai un bonbon...

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Princesse Euphory
Dans la vie, j'ai eu le choix entre l'amour la drogue et la mort. J'ai choisi les deux premières
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MessageSujet: Princesse Euphory : Si t'es gentil, je te donnerai un bonbon...   Dim 25 Mai - 12:43

Ce "Surnom" d'où vient il : Je me souviens bien que c'est maman qui m'appelait Princesse. Euphory, c'est venu bien plus tard, quand j'ai commencé à planer. J'aurais pu ne garder qu'Euphory mais j'ai décidé d'associer les deux parce que j'aimais bien maman. Enfin, je l'aimais bien avant qu'elle ne se fasse sauter la tronche avec le fusil de chasse de papa. Mais bon, j'allais pas changer mon surnom que je portais depuis des années parce que madame avait décidé d'en finir avec la vie plus tôt que prévu, hein? Enfin voilà... Princesse Euphory elle est, et Princesse Euphory elle restera.

Age : 18 ans

Profession : Je ne travaille pas. Abîmer mes jolies petites mains (parfois elles ont les couleurs de l'arc-en-ciel, j'te jure que c'est vrai)? Non. Je vis grâce à l'argent de papa. Il est gentil, il ne me refuse rien. J'ai tout ce que je veux, alors j'en profite. Je reste à la maison, je travaille sur mon livre, sur des paroles de chansons. Ca prend du temps, et de toute façon, je ne veux rien faire d'autre alors...

Bagage : Papa m'a acheté un très joli sac Guess. Il est assez grand et facile à porter, même si j'ai bien l'intention d'essayer de convaincre quelqu'un de le porter. Je suis une Princesse : Je ne suis pas censée porter mes propres valises...

Dedans? Ma petite boîte en métal Hello Kitty soigneusement fermée avec un petit cadenas. C'est dans cette petite boîte que se trouve mon petit plaisir personnel. Mon herbe, mes cigarettes, et mes petites pillules qui me font voir la vie en rose. Pour ce qui est des tenues vestimentaires, je ne mets que des robes : Avez-vous jamais vu une Princesse digne de ce nom porter un simple jean? Taratata... De longues robes, avec de jolies couleurs, de la dentelle, du satin, de la soie. Je vous l'ai dit : Papa ne me refuse jamais rien. J'y ai mis une deuxième paire de Doc Martens montantes. Elles sont noires. J'ai décidé de porter les violettes pour le départ. J'ai bien vérifié que j'avais mis mon nécessaire pour refaire ma couleur et mes mèches violettes : Il est hors de question que mes cheveux deviennent moches. Toujours rester présentable, toujours. Bon, le maquillage va avec tout ça : J'en ai emporté un peu plus que ce que je prends d'habitude quand je pars en voyage. On ne sait jamais. J'ai aussi glissé une bouteille de parfum Lancôme. Pour ce qui des dessous? Comment oses-tu me poser une question pareille?... C'est trop personnel. Tss... Mais je peux te montrer si tu veux, parce que tu es jolie...

Pour finir, j'ai emmené mon petit lecteur Mp3 parce que je ne peux pas vivre en musique, et mon cahier accompagné de mon stylo plume. J'ai pris une bonne de cartouches d'encre rose. Oui, j'écris à l'encre rose, c'est comme ça.

Ah, et puis... Dans l'une de mes chaussures, je cache toujours un petit couteau de botte Netto. Sincèrement, il y a tellement de cinglés qui traînent... Il faut bien se protéger non?!

Physionomie : Je suis une Princesse. Mes cheveux, ils étaient châtain-clair : J'ai décidé de changer de couleur : Noir et violet. Parfois je change et j'y mets du rose pour accompagner le noir. Je n'ai pas entrevu ma couleur naturelle depuis un moment maintenant. Si tu me regardes dans les yeux, tu vois deux prunelles d'un violet profond, un regard sans fond, un regard qui ne s'arrête pas. Un regard trafiqué puisque je porte des lentilles. Quoi? Tu croyais que j'étais née comme ça? Ouah... Je ne suis pas la seule à planer à ce que je vois. J'ai un visage assez carré et certaines formes. Enfin, disons que je suis loin de ressembler à ces squelettes ambulants puisque je mesure 1m65 pour 57-58 kilogs il me semble. Mes tenues? J'en ai parlé en t'expliquant ce que j'avais mis dans mes bagages : Une Princesse ne se répète jamais. Il faut bien avouer que j'ai souvent des cernes sous les yeux et que la manière de me maquiller n'arrange pas l'effet. Le fait que je suis en plus d'une pâleur assez impressionnante amplifie cette impression de voir mes yeux enfoncés dans leurs orbites. Ca te fait peur? J'espère que non...

Caractère : C'est un peu le bordel à l'intérieur. Princesse Euphory elle en a pas l'air, mais en réalité, elle est juste une marionnette cassée qui est retenue à ce monde par des fils tous plus abîmés les uns que les autres. Une poupée cassée. Rien d'autre. Il faut juste espérer qu'on pourra la réparer...

-Maman... Est-ce-que c'est mieux en bas?

Dans ces moments-là, j'ai envie de crever, j'ai envie d'en finir. Parce que ce monde est détestable, parce que ce monde me pompe l'air, parce que je perds l'inspiration, parce que... Parce que y'a rien de rose ici nom d'un chien. Ce monde, il est triste, maussade, gris, amer, j'y ai pas ma place. Parfois je me dis que maman a fait le bon choix. Je me sens seule, carrément incomprise et j'ai envie de tabasser à mort le premier qui me tombera sous la main pour me défouler et évacuer toute cette amertume, tout ce ressentiment. Oui, faut que je cogne... Je sais bien qu'au final, les problèmes ne sont pas résolus de cette manière mais à moi, ça me fait du bien. Alors je frappe : Tant mieux pour moi et tant pis pour celui ou celle qui subit les coups. C'est parce que je n'y croit pas. Faudrait le changer ce monde.

-Maman... T'es qu'une salope... T'es qu'une lâche... Il est tellement beau ce monde, pourquoi tu l'as quitté?

Dans ces moments-là, je plane. J'ai fumé, ou alors j'ai avalé une pillule qui me fait voir la vie en rose. Parce que sans mes pillules, sans mon herbe, je serais six pieds sous terre depuis longtemps. Eh oui : Princesse Euphory est ce qu'elle est parce qu'elle se cache et parce qu'elle s'évade. Encore heureux qu'elle s'évade. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Ah... Au moins, je vois des petites lumières danser devant mes yeux maintenant. Je souris, j'aime la vie, je veux vivre. Je veux voir les gens heureux, je veux qu'on apprenne à rêver. Moi je rêve. Je vois de jolies étoiles, des arc-en-ciel... Il y a même de jolis animaux qui sont aux couleurs de l'arc-en-ciel. Comme mes mains! Elles sont belles mes mains. Et moi aussi je suis belle. Je m'aime comme ça! Oh... Même ton visage il a plusieurs couleurs : T'es jolie comme ça. Donnes-moi mon stylo que j'écrive quelques mots. Il faut que je le fasse maintenant, parce que je sais que l'euphorie va retomber.

-Papa : Je VEUX ce sac!!!

Dans ces moments-là, je n'arrive pas à cacher que j'aime l'argent, que j'aime que mon père cède à tous mes caprices. J'en suis consciente et oui : J'en profite. Et pourquoi je n'en profiterais pas? Ma mère en profitait bien elle, alors je ne vois pas pourquoi je me gênerais. Parce qu'elles sont tellements belles ces robes. Parce que je veux rester une poupée. Parce que je ne veux pas grandir. Parce que quand je veux, j'obtiens.

Ce que vous fuyez avec tant d'ardeur : Le cadavre de ma mère. J'ai l'impression de sentir encore son odeur dans toute la maison. Sa présence est un poison quotidien et depuis qu'elle est morte, je n'arrive plus à écrire ce que j'écrivais avant. J'ai besoin de m'éloigner d'elle. J'ai besoin de m'éloigner de la maison. J'ai besoin de m'éloigner de tout. J'ai besoin de me retrouver. Moi, et mon monde en rose.

Quel mot avez vous laissé avant de tout quitter :

J'ai longtemps hésité... Je ne savais pas trop quels mots utiliser, je ne savais pas comment l'expliquer à mon père. Je n'étais pas certaine qu'il allait comprendre. Je l'aime bien papa : Je n'avais pas envie qu'il s'inquiète ou qu'il m'en veuille de tout quitter comme ça du jour au lendemain. Finalement, je me suis contentée d'écrire quelques mots sur du papier à lettre rose et blanc, que j'ai accroché avec un petit magnet HK sur le frigo :

"Papa, je m'absente quelques temps. Je ne pourrai pas te donner de mes nouvelles mais ne t'inquiètes pas pour moi. A très bientôt.

P.S : Merci de bien prendre soin de mon Spathiphyllum Cupido. Si quand je reviens, il est foutu, j'te jure que tu vas regretter de m'avoir pour fille..."


Oui parce que même si j'aime papa, j'aime aussi mon Spathiphyllum Cupido. C'est ma plante et je ne peux pas l'emmener puisqu'elle est trop grande. Je n'avais peut-être pas besoin de lui dire ça de cette manière. Mais c'est trop tard : Je suis partie, je vais pas faire demi-tour à cause de ça. Bah... Je me ferai pardonner à mon retour. Je lui achèterai un petit souvenir, il sera content.

Portrait familial :

Mère : Franchement, il n'y a pas grand chose à dire. La dernière fois que je l'ai vue, elle avait la tête en bouillie. Quand je suis rentrée de mes vacances, elle était morte depuis presque une semaine et son corps était déjà en état de putréfaction. Y'avait une odeur atroce. Je suis restée un moment à la regarder. J'arrivais pas à croire qu'il ne restait plus que ça de ma mère : Des morceaux de crâne et de cervelle, un corps en train de pourrir, un corps en train de se faire bouffer par des saloperies de bestioles. J'ai fini par appeler la police, et puis, d'autres personnes sont venus la chercher. Papa est rentré d'urgence de son voyage d'affaires. Elle n'avait même pas laissé de lettre pour dire au revoir cette sale égoïste. Même pas un petit mot d'adieu. Tu parles d'une mère... Ca s'est passé il y a 5 mois. Depuis, j'ai réussi à écrire mais ça me plaît uniquement sous l'effet de mes pillules adorées. Et qu'est-ce-qu'on dit? Merci maman.

Père : Il est gentil papa. Il a toujours cédé à mes caprices, encore plus depuis que maman a décidé de repeindre le mur avec son sang. Avant, elle en profitait plus que moi, mais maintenant, il n'y a plus que moi à satisfaire alors il met les bouchées doubles. Cela dit, je ne l'aime pas que pour ça. Je sais bien que j'aime l'argent, les cadeaux, et tout ça, mais il est vraiment très gentil. Un peu trop absent, à cause de son travail (il est PDG d'une entreprise de cosmétiques) mais très gentil. Il ne pose pas de questions indiscrètes, il s'inquiète et il s'occupe de moi quand il est là. Et puis c'est difficile pour lui de s'occuper de moi, de garder la tête haute alors que maman s'est tuée. Je crois qu'il se sent responsable. Peut-être qu'il l'est, je n'en sais rien : Je ne m'occupais pas de leurs histoires. Enfin, en tout cas, je ne suis pas facile avec lui, et il arrive à faire face. Et qu'est-ce-qu'on dit? Pardon papa. Je suis vraiment une chieuse souvent hein?...

Portrait que votre famille ferait de vous : Ma mère étant actuellement en train de se faire bouffer par les vers, je doute qu'elle puisse te parler de moi. Mais papa, lui, il peut. Vas-y : Tu peux l'interroger.

"Rosaline est très perturbée depuis la mort de ma femme. Avant, c'était une jeune fille pleine de vie, pleine d'espoir, pleine d'amour et de joie. Elle passait son temps à écrire mais depuis quelques mois, j'ai l'impression qu'elle n'est plus la même. Je sais bien qu'elle se drogue, je le vois, je la connais : C'est ma fille. J'ai essayé de lui en parler mais elle ne veut rien savoir, et elle est majeure, alors je ne peux pas la forcer à arrêter ou à voir quelqu'un. Mais tant qu'elle garde la tête hors de l'eau, je continue de croire qu'elle va finir par arrêter de se détruire et qu'elle va commencer à se reconstruire. J'aimerais pouvoir l'aider, mais j'en suis incapable. Comme j'ai été incapable d'aider ma femme... J'aime Rosaline. Je l'aime de tout mon coeur même si parfois elle est égoïste, même si elle est capricieuse, même si elle m'en fait voir de toutes les couleurs. Je l'aime c'est tout."

Papa... J'arrive pas à croire que t'as osé donner mon prénom... J'y crois pas...

Manie(s), tic(s), maladie(s), phobie(s), obsession(s), antécédent(s) : Je suis arachnophobe. Je déteste ces saletés de bestioles à huit pattes. Ce n'est pas une simple phobie : Même la plus petite araignée me fera hurler de peur jusqu'à en faire des crises d'hystérie. Pas simple de faire avec, pas simple du tout.

Quel genre d'écrivain croyez-vous être : Avant la mort de maman, j'étais plutôt du genre à écrire des histoires assez douces, agréables, émouvantes. Depuis quelques mois, je n'arrive plus à écrire de cette manière. J'écris des mots sombres, durs, tristes. Il n'y a que quand je plane que j'arrive à écrire des mots plus gais, mais ça n'a pas la légèreté, la fraîcheur, la douceur des mots d'avant. Avant je voulais faire rêver les gens, leur permettre de se détendre de sourire. Je voudrais pouvoir retrouver cette inspiration. Quoi? Ne me regardez pas comme ça : Je veux juste redonner un peu de couleurs à ce monde trop gris.

Quel chef-d'œuvre comptez-vous écrire : Je veux donner au monde un livre qui les fasse voyager. Je veux transporter les gens au-delà des limites que leur imagination peut atteindre en temps normal. Je veux écrire de la fantaisie. Je veux être la fantaisie.

Quel est votre vœu le plus cher : Retrouver l'inspiration. Retrouver l'innocence et la légèreté que je possédais avant la mort de ma mère. Retrouver cette innoncence et cette légèreté.

Vers quoi ou vers qui s'oriente votre désir de vengeance : Ma mère. Si je pouvais la faire revenir à la vie, je lui ferais regretter son suicide à tel point qu'elle voudrait à nouveau se faire sauter la cervelle. Elle m'a détruite. J'aimerais pouvoir la détruire à mon tour. Ma renaissance dans sa destruction.

Avez -vous un casier judiciaire : Il est vierge.

Orientation politique : Aucune. Je pense que les politiciens ne sont que des menteurs. Peu importe qui est au pouvoir : Cette personne ne tient pas ses promesses et se fout de son peuple. Cela a toujours été le cas, c'est le cas, et ce sera toujours le cas.

Orientation sexuelle : Homosexuelle.

Quel est votre plat préféré : Le gratin Dauphinois.

Celui que vous détestez : En fait, je déteste tout ce qui est vert.

Quelles sont les raisons qui vous ont fait écrire ou vous feront écrire : J'ai toujours eu une imagination débordante et il est arrivé un moment où j'ai eu besoin de mettre sur papier tout ce que j'inventais, tout ce que mon esprit façonnait. C'est de cette manière que j'ai commencé à écrire, pour ne plus jamais m'arrêter. Enfin, plus jamais... Depuis quelques temps, on sait bien que ce n'est plus pareil hein... Inutile que je me répète.

Croyez-vous en votre inconscient : Mon inconscient se libère et se laisse aller quand je plane : Il prend le dessus sur les sombres sentiments et émotions qui m'animent. Il est là. Il existe. Heureusement qu'il est là d'ailleurs.

Qui est votre idole : Je n'en ai pas.

De quoi avez-vous peur de manquer pendant ces trois mois : Ma plante va me manquer. Papa aussi. J'ai peur de manquer de confort vu ce à quoi je suis habituée mais bon, je devrais pouvoir m'adapter. J'ai peur de manquer de drogue : Normalement j'ai prévu assez mais sait-on jamais...

Ce qui vous excite : Elle... Quand elle me regarde droit dans les yeux, j'ai envie de lui faire l'amour, là, tout de suite. Mais elle, elle aime les hommes. Alors...


Dernière édition par Princesse Euphory le Dim 25 Mai - 22:04, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Princesse Euphory : Si t'es gentil, je te donnerai un bonbon...   Dim 25 Mai - 21:22

Quel rêve faites vous le plus souvent : Je ne rêve plus. En tout cas, je ne rêve plus de choses agréables ou apaisantes. Oui si j'en rêve, je ne m'en souviens pas. Il n'y a qu'un seul rêve, ou plutôt un cauchemar qui revient souvent et dont j'arrive à me souvenir.

Quel cauchemar : Je pousse la porte d'entrée et j'ai à peine mis un pied dans la maison que je sens une drôle d'odeur. L'atmosphère est sombre, pesante, assourdissante, et l'odeur me monte à la gorge. C'est une journée d'été, les rideaux ne sont pas tirés, le soleil illumine chaque pièce de la maison.

-Maman?

Je sais qu'il n'y a qu'elle puisque papa est en voyage d'affaires. Cette odeur... Ca m'inquiète, et puis maman ne répond pas alors que sa voiture est devant la maison. Je vérifie chaque pièce du rez de chaussée. C'est assez sale, c'est bizarre : Maman est toujours en train de tout nettoyer. Finalement, je monte les marches et à chaque pas, le bois craque, à chaque pas, l'odeur devient plus forte. Mon coeur commence à battre fort. Je sais bien qu'il y a quelque chose de bizarre. Cette odeur abominable...

-Maman? Tu es là?

Peut-être qu'elle est juste partie faire des courses. Peut-être que la voiture est en panne et qu'elle a appelé un taxi. Peut-être que cette odeur, ce n'est rien du tout. Peut-être... Je pousse la porte de ma chambre : Rien n'a bougé. Je vais voir dans la salle de bain : Personne. Il n'y a plus que la chambre de papa et maman. Elle doit dormir, c'est tout. Je marche dans le couloir et plus je m'approche, et plus l'odeur me donne envie de vomir. C'est peut-être un animal crevé, qui aurait réussi à entrer dans la maison...

-Maman?...

Et puis je pousse la porte de la chambre qui est entrouverte. J'entre et elle est là, juste devant moi. Je sens mon coeur qui bat à tout rompre. Je le sens jusque dans mes tempes. Je n'arrive pas à détacher mon regard de son corps. Sa tête n'est plus qu'un tas de chair, sa peau a une étrange couleur, je les vois, ces asticots qui glissent sur elle. Je ne peux plus bouger. Tout s'est arrêté. J'ignore combien de minutes se passent mais je finis par tomber à genoux, et je vomis. Je ne peux pas me retenir. L'odeur, la vision du corps, je ne peux pas me retenir. Je m'essuie la bouche, les larmes me brûlent les joues et mon regard se pose sur le fusil qui traîne à côté de sa main.

Puis, sur sa peau, y'a comme des bulles qui se forment, ça bouge là-dessous, comme si quelque chose était en train de se réveiller. Et puis, de partout, sa peau est lacérée et là, des araignées sortent de son corps. Elles sont des dizaines... Non : Des centaines même. Je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est qu'elles viennent de sortir du corps de ma mère et qu'elles viennent vers moi. Elles viennent. Elles s'approchent très vite. Trop vite. Je me mets à hurler tandis qu'elles commencent à se faufiler sur moi.

En général, je me réveille en sursaut à ce moment-là et je m'avale vite une pillule en suivant. Là, j'ai besoin de voir le monde en rose. Vraiment besoin...

Racontez moi enfin comment vous m'avez séduit dans l'arrière-salle du café, l'histoire que vous m'avez raconté, et qui fait que je vous ai choisis parmi tant de candidats : Il fallait que je prenne une sacrée dose pour être convaincante. J'avais pas envie de me pointer là-bas avec une tronche de déprimée. Je suis Princesse Euphory, je vois la vie en rose. Attends... Je prends encore une pillule histoire d'être sûre...

Bon, on y était. Dès que j'avais vu l'annonce inscrite sur le petit bristol j'avais eu envie de tenter ma chance. Certains étaient déjà partis : Les idiots, ils ne comprenaient pas qu'il fallait savoir faire des sacrifices pour arriver à ses fins. Tant pis pour eux, tant mieux pour moi : Ca me donnait encore plus de chances d'être retenue. J'avais vu quelques personnes qui semblaient assez hum... Originales. Il y avait même une demoiselle qui avait retenue toute mon attention : Elle était très belle. Je ne l'avais pas recroisé avant mon entretien : J'espèrais juste qu'elle avait été retenue. J'avais confiance. Confiance en moi. Quand cet entretien serait terminé, j'irais préparer ma valise.

Quand je suis rentrée dans l'arrière-salle, mes yeux se sont posés sur elle. Bon, ils ont vite terminés sur ses seins... C'est qu'ils étaient assez appétissants. Je ne l'ai pas caché, elle a bien vu que j'avais regardé sa poitrinne. Pourquoi m'en cacher? Je lui ai adressé un petit sourire et me suis installée en face d'elle.

-Je tuerais pour avoir vos seins.

C'était une manière assez peu commune pour une entrée en la matière mais en même temps, j'étais certaine qu'elle ne cherchait pas des gens communs.

-Autant vous le dire tout de suite, je suis venue ici avec l'intention de faire partie de l'aventure, et je ne repartirai pas avant d'avoir réussi à vous convaincre.

Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire. Les pillules faisaient leur effet et la situation m'amusait. C'était, pour moi, à la fois sérieux et très léger. Finalement, je pris un peu plus mes aises et m'installai plus confortablement.

-Vous ne pouvez pas passer à côté de moi. C'est impossible. J'vais vous mettre de la couleur dans tout ça moi. Si, si : Je vous assure. Beaucoup de couleur.

Mes yeux se posèrent à nouveau sur ses seins : Je restai sans voix.

-Sérieusement...

Pendant un instant, j'avais été sur le point de répéter ma première phrase mais finalement, il était préférable de revenir au sujet initial.

-Je peux vous assurer que vous ne serez pas déçue. Une fois que nous serons en route, la plume de mon stylo va se mettre à flamber, j'en suis certaine et ce sera pour votre plus grand plaisir.

Je lui adressai un petit clin d'oeil. Peut-être même qu'il avait été quelque peu agicheur ce clin d'oeil. Un peu trop de susbtances illicites dans le sang sans doute. Grand sourire : J'avais les yeux explosés, je le savais, mais ça importait peu. J'étais là, posée sur ma chaise, collée à ma chaise même. Elle le savait bien.

-Bon! Quand est-ce-qu'on décolle?

Comment avez-vous connu Cachtíc? Une pub sur HD

J'accepte que mon personnage disparaisse au cours de l'aventure à quelque moment que ce soit si cela est nécessaire au déroulement de l'intrigue. (Comme ça j'aurai au moins un point commun avec ma défunte mère Twisted Evil )
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M. Whittier
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MessageSujet: Re: Princesse Euphory : Si t'es gentil, je te donnerai un bonbon...   Dim 25 Mai - 22:57

Mouchoir sur le nez pour éviter l'odeur cadavérique persistante qui s'accroche à la demoiselle

Alors comme ça c'est Clark qu'on essaye de convaincre, non mais je rêve ^^ vous ne m'avez même pas adressé un seul regard.
avale sa salive et file un coup de latte à Mme Clark, pousse moi que je la voit de plus près la donzelle.

C'est fou comme les femmes les plus artificielles sont souvent les plus dépressives.
*Range tes obus Clarkounette*

Allez zooouu en route Jolie Rose, on t'attend dehors Wink


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Princesse Euphory : Si t'es gentil, je te donnerai un bonbon...
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